Melancholia

Bonjour à tous,

Vu le titre, vous avez vite compris que cet article n’allait pas être le plus joyeux du monde. J’aimerai mille fois vous écrire que le monde est beau et que je suis plus qu’heureuse mais c’est faux. J’ai hésité longtemps avant de publier ces mots puisque comme vous j’aime aller sur des blogs pour me divertir et en avoir pleins les mirettes, mais je suis toujours plus sensible aux témoignages de vie, ce partage à la fois pudique et public m’émeut à chaque fois.

Personnellement, j’ai eu envie de partager un bout de ma personnalité, plus sombre, plus mélancolique. Exposer cette partie de moi permet de la rendre réelle, plus acceptable, moins honteuse.

J’évite généralement de dévoiler cet aspect de ma personnalité, cette ombre au tableau, vous savez celle qui vous agace, qui reste malgré tous vos efforts pour la minimiser. Je ne suis pas bi-polaire mais il est vrai que ce n’est agréable pour personne. J’ajouterais qu’il est difficile pour une personne qui n’est pas hypersensible ou qui ne connaît pas ce type de « phase » de comprendre. Depuis l’enfance, je fais face à des périodes semblables à des dépressions sans pour autant en faire une. Je contrôle rarement l’arrivée de ces crises, certaines fois il n’y a aucune raison apparente et c’est vite pénible pour mon entourage et pour moi-même.

En ce moment, j’entre à nouveau dans une mauvaise phase mais cette fois je connais les raisons … J’essaye tant bien que mal de faire mon deuil, de vivre après un drame qui me hante, de trouver ma place dans la société, là où j’essuie trop d’échecs, où l’envie de changer d’espace est trop pesante. Rien ne bouge et ça me bouffe. J’ai besoin d’air, de souffler. Je ne peux plus entendre les réflexions, je deviens moins conciliante et j’ai surtout peur du jour où j’exposerais toute cette colère et des représailles.

Quand bien même, j’essaye de profiter un maximum lorsque je ne ressens pas l’envie de hurler, de fuir, de pleurer, de m’enfermer, de faire le dos rond, de balancer tout à la gueule du monde. Cette sensibilité à fleur de peau est insaisissable, je crois toujours la contrôler en ne montrant rien. Je suis impassible, ça me vaut des réflexions, des interrogations, de l’indifférence parce qu’on ne me saisit pas et ça me fait plaisir autant que ça me déchire. Je me croyais facile à vivre jusqu’au jour où j’ai vu que le bordel dans ma tête fout un sacré bordel dans la vie.

Parler de cette mélancolie est une sorte de thérapie pour me débarrasser de vieux démons. Je n’attends pas des autres qu’ils me jugent, me plaignent, volent à mon secours ou s’inquiètent, non…

Écrire m’aide à extérioriser et à expectorer la bile noire si toxique au bien être que je tente de m’imposer.

Aurélie

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2 Replies to “Melancholia”

  1. Un bel article, j’espère que tu iras mieux très vite !

    Des bisous, Lisa

    1. Merci beaucoup !

      ça ira mieux je le sais car je fais tout pour vaincre mes démons et je construis peu à peu mon bonheur 🙂

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